Auteur: Jean Liu / Date de publication: 2026-10-14
Ces dernières années, les litiges liés aux services payants de « divination », de « cérémonies rituelles » et de « feng shui pour modifier la chance » ont augmenté de manière sensible. Les instituts de beauté proposent en complément des prestations de « réveil de sagesse » ; sur les plateformes en ligne apparaissent des « maîtres de récupération sentimentale » ; les honoraires pour le déplacement de tombes et le conseil en feng shui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers de yuans. Le nombre de ces litiges portés devant les juridictions civiles et les procédures pénales augmente parallèlement.
Deux idées fausses courent sur ces litiges : premièrement, du fait que la transaction est consentie par les deux parties, les sommes versées ne peuvent pas être récupérées ; deuxièmement, tout service payant relevant de la « métaphysique » constitue une escroquerie. La pratique judiciaire montre que ces deux interprétations sont inexactes. Les règles de jugement sont aujourd’hui relativement stabilisées. Sur le plan civil, les contrats de service dont l’objet principal est des pratiques métaphysiques sont nuls car contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs, et les sommes perçues doivent en principe être restituées. Sur le plan pénal, l’escroquerie n’est constituée que si tous les éléments sont réunis : fabrication de faits, erreur de la victime et intention d’appropriation illicite. La simple consommation motivée par une croyance ou la rémunération de prestations de sinologie ne constituent pas une infraction pénale. Le présent article passe en revue des jugements rendus ces dernières années.
I. Volet civil : les contrats de services métaphysiques sont nuls, les sommes doivent en principe être remboursées
Les fondements des jugements civils reposent principalement sur deux dispositions du Code civil de la République populaire de Chine. Le paragraphe 2 de l’article 153 prévoit que l’acte juridique civil contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs est nul. L’article 157 dispose que lorsque l’acte juridique est nul, les biens acquis à raison de cet acte doivent être restitués. Les services payants portant sur la divination, les cérémonies rituelles, la modification de la chance et l’élimination des calamités sont systématiquement considérés par les tribunaux de tout le pays comme contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs ; le contrat est dépourvu d’effet juridique ab initio. Cette règle fait peu l’objet de controverses ; les divergences dans les affaires individuelles portent principalement sur l’étendue de la restitution, le traitement des intérêts et la compensation des prestations réalisées.
Le jugement civil n° (2025) Hei 0381 Min Chu n°793 du Tribunal du peuple de Hulin, province du Heilongjiang, est l’une des affaires publiques où le montant restitué est élevé. Sur une année, Wang a versé plus de 440 000 yuans pour des prestations telles que « rituels d’harmonie », « sortilèges pour couper les liens amoureux indésirables » et « rituels de Wenchang ». Sur la base des tarifs indiqués dans les échanges sur WeChat, le tribunal a établi l’existence d’une relation de service métaphysique payante, a déclaré le contrat nul et ordonné le remboursement intégral. Deux points méritent attention dans cette affaire. Premièrement, Wang avait préalablement porté plainte pour escroquerie, mais les autorités de sécurité publique avaient refusé d’ouvrir une procédure pénale. L’action civile ultérieure a été accueillie, ce qui montre que le refus d’ouverture d’une procédure pénale n’empêche pas la récupération des fonds par la voie civile. Deuxièmement, considérant que Wang connaissait la nature du service et avait participé volontairement à plusieurs reprises et qu’il avait une part de responsabilité, le tribunal a rejeté sa demande d’intérêts. L’octroi du remboursement du capital sans les intérêts est une issue habituelle dans ce type de contentieux.
Les tribunaux ont adopté une position claire face au moyen de défense selon lequel « le feng shui fait partie de la culture traditionnelle ». Dans l’arrêt d’appel n° (2023) Lu 06 Min Zhong n°9791 de la Cour intermédiaire du peuple de Yantai, province du Shandong, l’appelant soutenait la validité du contrat en invoquant un héritage familial du feng shui et l’absence de dispositions législatives prohibitives. La cour du second degré a estimé que les consultations de feng shui n’ont pas de fondement scientifique, que la perception d’honoraires pour de telles prestations est contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs et porte atteinte à l’intérêt public ; le contrat est nul et la somme de 77 100 yuans doit être remboursée. La deuxième Cour intermédiaire du peuple de Beijing a adopté le même raisonnement dans une affaire récente relative aux services de « divination » et de « réveil de sagesse » proposés par un salon de beauté : elle a ordonné le remboursement de 58 888 yuans correspondant aux prestations métaphysiques, tout en résiliant séparément le contrat des forfaits de beauté classiques et en ordonnant le remboursement des soldes non consommés. Les prestations métaphysiques et la consommation ordinaire sont traitées distinctement.
Une affaire jugée à Keqiao, Shaoxing, établit une distinction plus fine sur la nature des versements ; elle a été sélectionnée comme affaire typique dans le rapport d’activité 2025 de la Haute Cour du peuple du Zhejiang. Sur les 90 000 yuans litigieux, 30 000 yuans correspondant aux « honoraires de feng shui » ont été entièrement remboursés, car le service commercialisait des calamités imaginaires telles que la « prévention d’accidents de la route et de malheurs imprévus ». Les 60 000 yuans restants de « frais d’apprentissage » correspondaient à de véritables interprétations du Yi Jing et l’élève avait bien suivi les enseignements. Le tribunal a discrétionnairement reconnu 12 000 yuans comme frais de formation licites et ordonné le remboursement des 48 000 yuans restants, décision confirmée en appel par la Cour intermédiaire du peuple de Shaoxing. Cette affaire montre que les tribunaux n’annulent pas toute contrepartie versée pour des prestations de sinologie. Le critère de distinction est de savoir si l’objet principal de la transaction est la transmission de connaissances culturelles ou la résolution de malheurs inventés.
Le montant de la restitution dépend également de l’exécution du service et des éléments de preuve. Dans le jugement n° (2024) Zhe 0782 Min Chu n°3386 du Tribunal du peuple de Yiwu, le bénéficiaire des fonds promettait une « probabilité de réconciliation de 85 % » et stipulait que « les sommes versées ne sont pas remboursables ». Le tribunal a néanmoins ordonné le remboursement intégral de 9 347 yuans, confirmant que les clauses « non remboursable » sont sans effet juridique lorsque le contrat est nul. Le jugement n° (2025) Lu 0305 Min Chu n°461 du Tribunal du peuple de Linzi, Zibo, a déduit les sommes déjà reversées et ordonné le remboursement de 16 395,40 yuans après examen de l’exécution de la prestation. L’affaire d’« apprentissage pour devenir immortel » jugée par le Tribunal du peuple de Huaiyin, Jinan, a ordonné le remboursement intégral de plus de 110 000 yuans, et a considéré qu’un tiers n’ayant que collecté les fonds sans en tirer de bénéfice personnel n’était pas solidairement responsable de la restitution. Dans un litige sur le déplacement de tombe et la modification de la chance à Dalian, le demandeur avait versé 284 800 yuans et a récupéré 150 000 yuans par médiation judiciaire. Deux affaires de « cérémonies pour récupérer une relation sentimentale », jugées respectivement par le Tribunal du peuple de Pinggui à Hezhou (Guangxi) et le Tribunal forestier du peuple de Dunhua (Jilin), ont toutes deux ordonné le remboursement des honoraires de service.
Cinq enseignements peuvent être tirés de ces jugements civils :
Les contrats dont l’objet principal est des pratiques métaphysiques sont nuls pour atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs, même s’ils sont présentés sous l’apparence de sinologie, de coutumes populaires, de formations ou de séminaires.
Les sommes perçues doivent en principe être intégralement remboursées ; les demandes d’intérêts sont généralement rejetées lorsque les deux parties ont une part de responsabilité ; une exécution partielle peut donner lieu à une compensation à la discrétion du juge.
Lorsque des prestations métaphysiques sont associées à une consommation ordinaire, les tribunaux procèdent à un contrôle substantiel et traitent chaque partie séparément.
L’obligation de restitution incombe à la partie qui fournit effectivement le service et en tire un bénéfice.
Les échanges WeChat et les reçus de virement constituent les principaux éléments de preuve.
II. Volet pénal : éléments constitutifs de l’escroquerie et cas d’innocence
L’article 266 du Code pénal définit l’escroquerie comme le comportement par lequel une personne, dans l’intention d’appropriation illicite, fabrique des faits ou dissimule la vérité, induit la victime en erreur et la pousse à disposer de ses biens sur la base de cette erreur. Un montant élevé, un service inefficace ou un regret postérieur au paiement ne suffisent pas, pris isolément, à établir la responsabilité pénale.
Une affaire emblématique de non-condamnation est l’affaire de l’escroquerie présumée du maître Shizhijue du temple de Zhaojue. Des croyants avaient commandité volontairement une cérémonie d’offrande de feu pour la maladie d’un membre de leur famille et avaient versé plus de 40 000 yuans, puis ont porté plainte car le résultat attendu n’avait pas été atteint. L’accusé a été détenu pendant 548 jours. Après deux compléments d’investigation, le parquet a retiré l’acte d’accusation pour insuffisance de preuves. Cette décision montre que le regret postérieur ou la déception du demandeur ne permet pas de déduire rétroactivement qu’il était dans l’erreur au moment du paiement. Le paiement volontaire d’une contrepartie raisonnable motivé par une croyance religieuse sincère ne remplit pas la condition de lien de causalité requise pour l’escroquerie. Dans la pratique, une part importante de ces plaintes s’achève au stade du refus d’ouverture de procédure par les autorités de sécurité publique, comme dans l’affaire civile de Hulin, où le demandeur a engagé une action civile après avoir reçu la notification de refus d’ouverture.
Les affaires ayant donné lieu à condamnation suivent trois schémas typiques :
Fabrication de calamités. Dans le jugement pénal n° (2021) Gui 0302 Xing Chu n°157 du Tribunal du peuple de Xiufeng à Guilin, Wang Chen a inventé des prétextes tels que « fuite de richesse selon les huit caractères du destin », « rats envahissant la maison de l’horoscope nécessitant une reconstruction », « présence d’entités impures sur le corps ». Il a escroqué trois victimes de plus de 490 000 yuans, a dilapidé le produit de l’infraction pour rembourser ses dettes personnelles et a été condamné à plus de huit ans d’emprisonnement.
Usurpation d’identité et vente d’accessoires à prix exorbitant. Dans le jugement pénal n° (2023) Lu 0902 Xing Chu n°14 du Tribunal du peuple du district de Taishan, Lin se présentait en direct sur internet comme un maître maîtrisant à la fois le bouddhisme et le taoïsme. Il revendait des boules de cristal et des talismans de chance achetés en ligne pour quelques dizaines de yuans comme des artefacts de modification de la chance à prix élevé, escroquant 170 000 yuans. L’argument de la défense selon lequel il s’agissait seulement d’une fraude commerciale civile et non d’une infraction pénale a été rejeté ; il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement.
Les frais liés à l’infraction ne sont pas déduits du montant de l’escroquerie. Dans l’arrêt pénal n° (2025) Yu 01 Xing Zhong n°300 de la première Cour intermédiaire du peuple de Chongqing, Yang a inventé des histoires de « malédiction » et de « belle-mère nuisible au père » pour escroquer plus de 1 040 000 yuans. Les dépenses engagées pour acheter des instruments rituels et réaliser des cérémonies afin de gagner la confiance des victimes ont été qualifiées de frais de l’infraction et non déduites du montant de l’escroquerie. L’arrêt précise également que les dons modérés versés volontairement dans le cadre de pratiques religieuses et folkloriques légitimes sont acceptables, mais l’invention de catastrophes et la réclamation de sommes colossales dépassent ce cadre.
Les différences de peine résultent principalement des circonstances atténuantes. Dans le jugement pénal n° (2024) Liao 0321 Xing Chu n°95 du Tribunal du peuple de Tai’an, Li a escroqué plus de 120 000 yuans par la divination et le culte du renard divin. Grâce à sa reddition volontaire, le remboursement intégral et l’obtention du pardon de la victime, il a été condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis de quatre ans. Zhu, à Luqiao (Taizhou), attirait des clients par la taromancie, falsifiait des captures d’écran de retours clients et escroquait 110 000 yuans sous prétexte d’« ajustement du champ magnétique » et de « rituels de réconciliation ». Après les faits, il a indemnisé activement les victimes et obtenu leur pardon, et a été condamné à trois ans d’emprisonnement avec sursis de quatre ans. Lorsque les montants sont comparables, la reddition volontaire, la restitution du produit de l’infraction et le pardon de la victime déterminent souvent la différence entre peine ferme et sursis.
Une affaire de grande valeur de référence figurant dans la banque de cas des tribunaux du peuple est l’affaire Wei Mouliang (viol, atteinte sexuelle forcée et escroquerie), arrêt d’appel n° (2019) Yue 01 Xing Zhong n°354 de la Cour intermédiaire du peuple de Guangzhou, référence de la banque 2025-02-1-182-004. Son principe de jugement : lorsqu’un acteur exploite la croyance de la victime en la « conjuration des mauvais sorts », invente des mensonges comme « grain de beauté porteur de malédiction » ou « le fils va subir un malheur » pour créer la peur, pousse la victime à emprunter et à verser des sommes largement supérieures à une contrepartie raisonnable, cela constitue une escroquerie commise dans l’intention d’appropriation illicite. Les rapports sexuels obtenus par de tels mensonges entraînent en outre une condamnation pour viol, avec cumul des peines. Ce principe précise que même un paiement en apparence « volontaire », motivé par la peur engendrée par des calamités inventées, remplit toujours la condition de lien de causalité de l’escroquerie. Par ailleurs, dans une affaire typique d’escroquerie aux personnes âgées publiée par la Cour intermédiaire du peuple de Meizhou, Huang a usurpé l’identité de maître et a escroqué des personnes âgées en réalisant des cérémonies pour soigner les maladies ; il a été condamné à cinq ans et neuf mois d’emprisonnement.
La distinction entre condamnation et non-lieu revient toujours aux éléments constitutifs de l’escroquerie. Sur le plan objectif, les discussions neutres et probabilistes sur la numérologie relèvent de l’interprétation culturelle ; les autorités judiciaires ne les qualifient pas de faits faux. Les prédictions précises et personnalisées de calamités imaginaires, directement liées à une « résolution contre paiement », constituent des faits fabriqués au sens du droit pénal. Sur le plan causal, si le paiement résulte d’un choix de croyance autonome ou d’une demande de connaissances culturelles, le lien de causalité est rompu. Si le paiement est motivé par la peur, même s’il paraît volontaire, le lien de causalité est établi. Sur le plan subjectif, la destination des fonds, l’exécution de la prestation, le modèle commercial et l’existence d’une contrepartie réelle justifiant le prix sont les principaux critères permettant d’apprécier l’intention d’appropriation illicite. Le montant influe uniquement sur la peine, pas sur la qualification de l’infraction.
III. Distinction entre responsabilité civile, administrative et pénale
En comparant les jurisprudences civiles et pénales, quatre niveaux de responsabilité s’appliquent à ces comportements :
Prestations licites de sinologie et de coutumes populaires : interprétation de classiques, discussions philosophiques, rites religieux orthodoxes, consultations esthétiques, contenu neutre, tarification raisonnable, sans promesse d’efficacité, protégées par la loi. Les 12 000 yuans de frais de formation conservés dans l’affaire de Keqiao entrent dans cette catégorie.
Nullité civile : la prestation porte principalement sur la modification de la chance et l’élimination des calamités, mais le prestataire n’a pas inventé de calamités ni exercé de menace ou contrainte ; la responsabilité se limite au remboursement des sommes.
Infraction administrative : la Loi sur les sanctions administratives pour atteintes à l’ordre public prévoit la détention et les amendes pour les cas mineurs d’escroquerie de biens par de tels procédés.
Infraction pénale : invention de calamités, création de panique et obtention de biens dans l’intention d’appropriation illicite, passibles de sanctions pénales.
Cette classification a une portée pratique pour toutes les parties. Pour les payeurs, le refus d’ouverture d’une procédure pénale ne met pas fin aux voies de recours ; l’action en constatation de nullité du contrat est un recours possible. Pour les praticiens, perdre un litige civil de remboursement n’élimine pas les risques : les relevés de virement et les contenus des échanges révélés par le jugement civil peuvent servir de preuves dans une procédure pénale. Pour les autorités judiciaires, la nullité du contrat ne signifie pas automatiquement l’existence d’une escroquerie.
IV. Conseils de conformité pour les praticiens
Le contenu des prestations ne doit pas inclure de calamités inventées. Les affirmations catégoriques liant directement le paiement à la résolution d’un malheur, telles que « inévitable catastrophe sanglante » ou « châtiment si vous ne la conjurez pas », déclenchent à la fois la nullité civile et le risque d’escroquerie pénale.
Les honoraires doivent correspondre à la valeur réelle de la prestation. Lorsque des objets artisanaux sont surtarifés sous prétexte de « bénédiction », de « protection contre le mal » ou de « modification de la chance », l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente peut être utilisé comme preuve de l’intention d’appropriation illicite.
L’identité doit être authentique. L’usurpation du statut de membre du clergé religieux, la création de titres imaginaires et la falsification de témoignages clients sont des faits clés retenus dans les jugements pour établir la tromperie.
Conserver les traces des transactions. Contrats écrits, tarifs affichés clairement et éléments prouvant le contenu de la prestation permettent aux tribunaux de distinguer l’enseignement de la sinologie des transactions métaphysiques. Associer des prestations métaphysiques à une activité commerciale légitime comme la beauté ou le bien-être entraîne la nullité de cette partie et l’obligation de remboursement, et nuit à l’évaluation de conformité de l’activité principale.
V. Conseils aux consommateurs pour la défense de leurs droits
D’abord conserver les preuves. Les échanges WeChat contenant des promesses d’efficacité, des calamités inventées et des devis, ainsi que les relevés de virement, constituent les principaux éléments de preuve. Toutes les affaires gagnantes publiées reposent sur des enregistrements complets de discussions et de virements.
Choisir la voie de recours adaptée. La négociation est préférable pour les petits montants. En cas d’échec, intenter une action en constatation de nullité du contrat et en remboursement des sommes. Si le prestataire invente des catastrophes, menace, usurpe une identité ou disparaît après réception du paiement, porter plainte auprès des autorités de sécurité publique. La récupération des biens dans le cadre pénal et la demande d’indemnisation civile peuvent se dérouler simultanément ; le refus d’ouverture d’une procédure pénale n’empêche pas d’engager une action civile.
Avoir des attentes raisonnables sur l’issue. Les demandes d’intérêts sont rarement accueillies ; une prestation partiellement exécutée peut donner lieu à une compensation discrétionnaire. Plus important encore : prévenir avant tout. Payer pour des connaissances culturelles est légitime, mais payer pour des peurs fabriquées comporte un risque dès le départ.
Au vu des jurisprudences disponibles, la position des autorités judiciaires est claire : les prestations licites de sinologie rémunérées sont protégées par la loi. Ceux qui exercent une activité commerciale métaphysique en profitant de la peur doivent rembourser les sommes sur le plan civil ; la responsabilité pénale est engagée en cas d’escroquerie. Sur le plan civil, l’ordre public et les bonnes mœurs constituent une limite intangible pour les transactions. Sur le plan pénal, les éléments constitutifs fixent le seuil de répression pénale. Comprendre ces deux limites permet aux praticiens comme aux consommateurs d’éviter des pertes inutiles.
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